Les taux des prêts immobiliers ont reculé, en mars 2009, dans presque toutes les régions de France, de -0,05% à -0,25%. Ils sont cependant en phase de stabilisation et ne devraient plus baisser significativement dans les prochains mois.
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Les effets indirects de la baisse des taux de la BCELa Banque Centrale Européenne (BCE) n'est pas totalement étrangère à ce mouvement de baisse des taux du prêt immobilier. Pour la première fois de son histoire, la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux directeur sous les 2% : le 5 mars, le Conseil des gouverneurs a décidé de réduire le loyer de l'argent de 50 points de base, à 1,50%.
C'est le cinquième assouplissement monétaire depuis octobre dernier, mois durant lequel le taux s'élevait encore à 4,25%. La baisse des taux à court terme a surtout un effet direct sur les prêts à taux variables, mais elle en produit aussi indirectement sur les prêts à taux fixes. " Sous l'effet des différentes actions précédentes de la BCE, les taux dérivés comme l'euribor ont déjà subi de très fortes baisses avec une conséquence directe pour les banques mais également pour l'emprunteur : les banques se refinançant à des taux moins élevés, elles proposent aux emprunteurs des prêts à des taux parallèlement moins élevés ". Mais, il ne faut pas se voiler la face : malgré tout les banques ne répercutent pas entièrement la baisse et elles en profitent, au passage, pour restaurer leurs marges.
Vers une stabilisation des taux de prêt immobilierNous parions sur une stabilisation des taux du prêt immobilier dans les prochains mois. Peut-être aurons nous encore une très légère baisse en avril, mais ensuite les taux se stabiliseront. Nous n'avons en effet aucun signal clair des banques en faveur de la poursuite de la baisse des taux.
MIREILLE WEINBERG
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