Dans le monde de l'immobilier, les acheteurs ont largement repris la main. Ils profitent de la crise et parviennent à faire baisser les prix de près de 20% dans certaines régions.
"Depuis plusieurs mois, les acheteurs sont à la fête. La FNAIM (fédération nationale de l'immobilier) qui a longtemps fait preuve d'optimisme, s'attend cette année à une baisse de prix de l'ordre de 5%, qui pourrait même être portée à -8% en raison du contexte économique de plus en plus défavorable. Cette baisse concerne les transactions qui viennent d'être réalisées, et certains vendeurs peinent encore à l'intégrer..."
"Variable selon la qualité du bien, la localisation et le niveau du prix demandé, la marge de négociation avait totalement disparu depuis dix ans. Dans les métropoles régionales qui avaient beaucoup monté - par exemple Rennes ou Strasbourg ou encore Nice - la marge de négociation peut tourner autour de 20%. Bien sûr, elle joue plus rapidement si le vendeur est engagé dans un
crédit relais appelé à se terminer rapidement..."
"Sur le plan du financement immobilier, il est prévu d'assouplir les conditions du prêt d'accession sociale destiné aux primo-accédants. Attendue par décret, cette modification devrait concerner 60% de la population et avoir un impact sur les acquisitions d'un montant compris entre 150.000 et 200.000 euros..."
"Pour les autres achats, reste à savoir comment les banques ouvriront le robinet du crédit immobilier après les mesures de soutien au système bancaire décidées en France. Disposant d'un observatoire des pratiques bancaires, la FNAIM explique qu'elle alertera les pouvoirs publics si le plan de relance n'entraînait pas rapidement une amélioration de la distribution des crédits immobiliers aux ménages...".